Nous avons commencé le jubilé de l’Espérance. Ce carême nous permet d’y entrer plus avant. Un carême que nous vivons avec, et pour, les catéchumènes afin comme eux, de vivre du Christ et vivre la
réconciliation.
Depuis quelque temps, 3 ans au moins, le nombre de personnes qui demandent à vivre un chemin de réflexion de découverte de la foi et de la vie chrétienne est en augmentation. C’est une grâce que nous devons accueillir comme telle puisque ce nombre surprend tout le monde, à commencer par nous acteurs pastoraux, diacres, prêtres, laïcs. Une grâce au sens où, nous voyons le chemin que l’Esprit de Dieu trace dans le cœur et la vie de ces personnes. Une grâce au sens où, rien ne laissait prévoir de telles demandes. Si nous mettons encore du temps à bien comprendre ce qui arrive, il nous faut aussi nous adapter pour mieux accueillir chacun.
Le temps du carême est ce temps privilégié pour les catéchumènes qui vivent des étapes importantes qui les mènent vers leur baptême à Pâques. La première débutera au premier dimanche de carême, avec l’appel décisif prononcé par notre évêque, Mgr Percerou, pour que chaque catéchumène décide de s’engager définitivement, sur le chemin de la vie chrétienne. Trois étapes vont ensuite les accompagner : les scrutins. Ce sont des prières où nous nous plaçons avec eux sous le regard de Dieu qui voit en eux, dans leur cœur, ce qui est bon. Et nous lui demandons de l’affermir, ainsi que de purifier ce qui est à convertir.
Le Cœur de Jésus, source et chemin d’Espérance en ce temps de carême
Justement, l’encyclique du Pape François, « Il nous a aimés – Dilexit nos » présentée le mois dernier, peut nous accompagner au long de ce carême et de ce jubilé. Si pour les catéchumènes, la prière des
scrutins les invite et nous convie avec eux à discerner les intentions du cœur, c’est parce que c’est le lieu de leur conversion et de la nôtre.
« 28. Ce n’est qu’à partir du cœur que nos communautés parviendront à unir leurs intelligences et leurs volontés, et à les pacifier pour que l’Esprit nous guide en tant que réseau de frères ; car la pacification est
aussi une tâche du cœur. Le Cœur du Christ est extase, il est sortie, il est don, il est rencontre. En Lui, nous devenons capables de relations saines et heureuses les uns avec les autres et de construire le Royaume
de l’amour et de la justice dans ce monde. Notre cœur uni à celui du Christ est capable de ce miracle social. 29. Prendre le cœur au sérieux a des conséquences sociales. Comme l’enseigne le Concile Vatican
II, « nous avons tous assurément à changer notre cœur et à ouvrir les yeux sur le monde, comme sur les tâches que nous pouvons entreprendre tous ensemble pour le progrès du genre humain » [Gaudium et
spes, 82]. Car « les déséquilibres qui travaillent le monde moderne sont liés à un déséquilibre plus fondamental qui prend racine dans le cœur même de l’homme ». [id. 10]
Face aux drames du monde, le Concile nous invite à revenir au cœur, expliquant que l’être humain, « par son intériorité, dépasse l’univers des choses : c’est à ces profondeurs qu’il revient lorsqu’il fait retour en lui-
même où l’attend ce Dieu qui scrute les cœurs (cf. 1 S 16, 7 ; Jr 17, 10) et où il décide personnellement de son propre sort sous le regard de Dieu ». [id. 14]
La fête de la réconciliation, premier temps fort du jubilé.
Nous commençons aussi un « journal du jubilé » qui nous l’espérons, nous aidera à vivre concrètement ce temps béni du jubilé de l’Espérance.
Le premier temps-fort est la fête de la réconciliation. S’il y a une date à retenir en ce mois de mars, C’est celle du samedi 29 mars ! Venons nombreux, seuls, en famille, en équipe, vivre la joie de recevoir le sacrement de pénitence et de réconciliation et en vivre.
Bon carême de l’année du Jubilé !
Michel Leroy, curé de la paroisse Bienheureux-Célestin-et-Michel-en-Val-de-Cens